Quelle est la différence entre Docker et Kubernetes ?

Sortis respectivement en 2013 et en 2015, Docker et Kubernetes sont deux moteurs de virtualisation très utilisés pour vous aider dans la gestion des applications et logiciels en conteneurs. Bien qu’ayant plusieurs points en commun, ils ne sont pas utilisés de la même façon. Ils ont chacun des avantages et des limites. En plus, ils sont bien différents point de vue fonctionnement.

Docker vs Kubernetes

Pour les novices, développer une application revient à écrire du code. La partie qui semble la plus difficile, c’est de travailler avec plusieurs langages. De même, travailler sur divers Frameworks et gérer au mieux les interfaces dont l’utilisation peut parfois être perturbée par les outils n’est pas vraiment aisée. C’est donc à ce niveau que Docker va intervenir.

Docker permet à ses utilisateurs d’avoir une idée de la façon dont se comportent leurs applications aussi bien au cours du développement que de l’exécution. Il permet également de gérer les problèmes qui apparaitront au cours de ces deux phases. De plus, il donne un bon aperçu de la manière dont l’application sera présentée au réseau tout en gérant l’utilisation qui est faite du stockage et de la mémoire. Docker va encore plus loin en gérant également les accès hors de l’application.

Par contre, Kubernetes permet de gérer les conteneurs et d’automatiser leur déploiement. Il est très utile dans la mise à jour des applications en offrant une grande simplicité et une grande rapidité. Cette plateforme mobile open source créé par Google offre la possibilité de planifier plus aisément les conteneurs sur le cluster.

Kubernetes simplifie vraiment la tâche à ses utilisateurs en les libérant d’une grande charge de travail c’est pour cela que beaucoup choisissent un hébergement kubernetes par exemple. De nombreux processus qui autrefois étaient manuels sont désormais automatisés. Les applications sont déployées, gérées et mises à l’échelle dans le conteneur. Les développeurs ont la possibilité d’introduire leurs codes dans le cluster. Ceci, une fois que Kubernetes a été configuré et déployé par un administrateur système sur un type d’architecture bien spécifique.

Les différences en termes de fonctionnalités

Docker et Kubernetes ont des fonctionnalités complètement différentes. Il est vrai qu’avec Docker, il est plus facile et plus rapide de faire les configurations. Il faut moins de temps pour déployer les codes, mais un minimum d’effort est requis. Par contre, avec Kubernetes, tout le processus est automatisé. Il n’y a plus rien à faire de façon manuelle. Il suffit de décrire l’état que l’utilisateur souhaite avoir et Kubernetes se chargera de changer l’état initial en celui souhaité.

Docker œuvre pour la rapidité dans le déploiement des applications alors que Kubernetes œuvre pour la stabilité de ce dernier. En effet, il peut arriver qu’il y ait beaucoup plus de trafic vers le conteneur. Cela a parfois tendance à déstabiliser le déploiement. Kubernetes se charge donc d’équilibrer les charges.

Pour exécuter les applications, Docker utilise des conteneurs qui peuvent se retrouver défaillants par la suite. Kubernetes dispose d’une fonction qui lui permet de redémarrer ces conteneurs. Il peut également les remplacer et même supprimer ceux qui ne correspondent pas au modèle désiré par les utilisateurs.

Docker gère la sécurité des applications, tandis que Kubernetes gère le stockage. Il donne la possibilité aux utilisateurs de monter de façon automatique le système de stockage qui leur convient le mieux.

Utilisation concrète

De façon concrète, pour une architecture qui repose sur les microservices, il est recommandé d’utiliser Docker pour chacun de ces microservices. Docker est le meilleur lorsqu’il s’agit d’encapsuler un package pour une application un peu complexe et de procéder à une configuration dans un conteneur mobile.

La technologie vraiment évolutive de Kubernetes et sa disponibilité en open source fait qu’il est de plus en plus utilisé. La différence de services est remarquable au niveau des plug-ins que chaque entreprise ou organisation fournit. Cependant, l’utilisation de ces plug-ins n’est pas sans risque en termes de la sécurité. Kubernetes est le meilleur lorsqu’il s’agit de s’assurer du fonctionnement d’une application. Il n’y a pas mieux en termes de suivi de conteneurs.

Il est recommandé d’utiliser Docker pour une application qui n’a pas vraiment besoin d’une interface graphique ou qui en a besoin seulement d’une petite partie. Il en est de même s’il faut de la cohérence dans le déploiement de ladite application.

Si une entreprise est engagée auprès de différents fournisseurs cloud, il serait préférable d’utiliser Kubernetes. En effet, il est opérationnel sur presque tous les systèmes. Que ce soit Google Compute Engine, vSphere, Microsoft Azure, Kubernetes supporte tout. Ce n’est pas sans raison que Kubernetes est surnommé « le fournisseur indépendant ».

En règle générale, il convient de retenir que Docker est utilisé pour le déploiement des conteneurs sur des machines aussi bien physiques que virtuelles. Kubernetes quant à lui, est nécessaire pour créer de façon automatique les conteneurs, remplacer et si possible supprimer ceux qui sont défaillants. Quand bien même beaucoup de personnes tendent à les mettre en opposition, il est plus facile de remarquer que Docker et Kubernetes sont plus complémentaires que différents.